Mes salutations aux curieux et autres intéressés, bref, à ceux qui passent jeter un oeil dans les environs.
Je n'ose espérer sortir de la nuée d'écrivains amateurs. En revanche j'espère pouvoir vous divertir à travers mes écrits, voire vous faire rêver.
Bonne lecture
Il nous arrive parfois de vivre des rêves étranges et dénués de sens. Cepandant nous nous les rappelons souvent parce qu'ils nous ont marqué. Alors pourquoi ne pas écrire ce que nous avons vécu dans un imaginaire aussi proche de la réalité qu'il en est éloigné pour ne pas les oublier ?
Les sifflements se font incessants, les balles fusent en tout sens, manquant de peu ma tête ; alors que d'autres, moins chanceux, les reçoivent en plein visage et s'affalent au sol dans une gerbe de sang. Des coups de feu proviennent de l'intérieur de la tranchée, m'obligeant à en sortir au plus vite pour rejoindre les lignes plus en arrière. Mes camarades me suivent, courant aussi vite qu'ils le peuvent, interceptés par les balles et les obus qui explosent aux pieds de certains, m'envoyant leurs restes à la figure. Nous n'aurions pas à essuyer tant de pertes si les tunnels n'avaient pas été obstrués par les bombardements et les sabottages des troupes du génie allemandes. J'aperçois deux petits bunker en face de moi, j'accours vers celui à ma gauche, étrangement le plus éloigné de moi. Mes compagnons, portant un uniforme que je ne connais pas, ne font même pas attention à mon arrivée, ils continuent de s'acharner sur les nuées de soldats qui arrivent de toute part. Je reste tapi dans un coin, attendant avec inquiétude la venue de ma mort ou de ma sauvegarde. Les troupes ennemies arrivent à nouveau, débordant les tranchées et le bunker, il ne reste que cinq ou six soldats avec moi, aussi m'enfuis-je par la tranchée menant au second bunker. Personne ne se met en travers de mon chemin, et pourtant tous les autres sont déjà morts là-bas, en témoigne le silence qui y règne. Je me trouve enfin dans l'autre abri, accroupis dans un coin encore une fois. Sauf que je vois désormais mes adversaires courrir en dehors des tranchées. J'arme mon Kar 98K - étrange que je sois équipé d'une arme ennemie - et abats ce qui passe dans ma ligne de mire. Nous ne sommes plus qu'une dizaine, il ne reste plus personne d'autre, nous sommes le dernier bastion de la zone.
Voici que je me retrouve dans une tranchée à nouveau, comme téléporté. Un étrange brouillard impénétrable envahit le terrain, je vois mes compagnons, bien plus nombreux qu'auparavant, se lever, je fais de même. La vingtaine d'allemands que je peux voir s'est arrêtée. Ils attendent. Le brouillard se lève légèrement autour de nous, tandis que des êtres ni morts ni vivants apparaissent dans les zones les plus brumeuses. Nous sommes tous affolés et en même temps incapables de bouger, choqués par cette vision cauchemardesque. Les allemands semblent méfiants, mais pas affolés. Serait-ce l'arme ultime allemande qui faisait écho jusqu'à nos oreilles ? Toujours est-il que ces créatures sont de leur côté car elles se dirigent uniquement vers nous. Ces êtres aux visages difformes, aux chairs arrachées, aux membres atrophiés, n'ont pas de lueur dans leurs regards, si tant est qu'ils possèdent encore au moins un oeil. Tout à coup, une sorte de sauveur nous apparaît. Créature au corps féminin d'une pâleur extrême, lévitant à quelques six mètres au-dessus du sol. Elle s'approche de nous, restant à distance tout de même, au-dessus des morts-vivants. Elle se met à nous parler, mais je n'écoute pas, je connais sa langue, c'est la mienne, mais je ne comprends pas, cela a un sens, mais je ne veux pas le connaître. Je ne fais que la regarder. Quelques gestes et une aura blanchâtre répandue suffirent à changer ces monstres qui se retournèrent contre les troupes nazies. La peur se lisait sur leurs visages, voyant que leurs armes n'arrêtaient pas ces immondices. Je ne regarde plus qu'Elle, entendant les cris de douleur des soldats déchiquetés sur fond de mitraillettes et autres fusils.
Je me réveille en sueur, me disant immédiatement que FMA et trop de CoD 2 ne font pas bon ménage.